A tout ceux qui pensaient que Porcinet m'avait posé un vrai lapin, (genre j'attends depuis trois heures puis il me dit qu'il ne vient pas) je dis non, rassurez-vous, il n'en est rien. Disons qu'il y avait une probabilité qu'on se voie, puis au dernier moment, non, Monsieur était trop occupé.

Mais à ceux qui pensent que c'était un affront intolérable, je vous rassure, il a fait pire!

Bon j'ai l'air de le prendre avec le sourire là (ce qui est le cas) mais il y a peu, je faisais moins ma maligne.

Flash back.

Dimanche soir:
On se retrouve en début de soirée. Je passe, comme d'habitude, un très bon moment avec lui.

Lundi matin :
Je me réveille dans son lit. Je ne dirais pas que j'ai passé une bonne nuit, c'est gênant, il va le lire!
Je me lève tant bien que mal, me dirige vers la salle de bain pour prendre une douche. Je sors, à lui d'occuper la salle de bain.

Et là c'est le drame!
Je me retrouve toute seule dans un pièce avec son téléphone. D'habitude je ne fouine jamais dans les téléphones, en partie parce que soit on n'y trouve rien d'intéressant, soit on y trouve des choses déplaisantes.
J'y ai bien entendu trouvé des choses déplaisantes.
Complètement paniquée par ce que j'ai lu, par ce que je dois faire ou ne pas faire, penser ou ne pas penser, je décide la bonne vieille méthode de la sagesse, je m'en vais sans rien dire, de toute façon trop énervée pour avoir une discussion.

Sur le chemin :
Connard, connard, connard, connard.
Je m'arrête à la boulangerie, prends de quoi grignoter. "bonne journée" me lance la boulangère. "Ça risque pas" répondis-je aimablement.

A la fac :
C'est simple, j'ai juste l'impression d'être le dindon de la farce, la conne de service, une sous-merde.

Lundi soir :
Je décide d'écouter ce qu'il a à me dire devant un verre. Théoriquement entre quatre yeux on a plus de chance de se parler sincèremenr q'uau téléphone.
Sujet de la soirée: être fidèle ou ne pas l'être, telle est la question?
Non il n'a pas été voir ailleurs. Mais non il ne me promet pas qu'il ne recouchera pas avec son ex. (Pense bête : être la première petite copine d'un mec, pas d'emmerde avec les ex)
Et bien sûr, l'homme dans toute sa lâcheté masculine ne décide de rien. A moi de savoir quoi faire, quoi décider, quoi accepter.
Mais lui, faire des efforts? non. Apparemment je n'en vaux pas assez la peine.

Deuxième drame de la journée : crise d'ego sous-dimensioné, la suite.
Je m'en veux de m'être mise dans un état pareil devant lui. Assez lamentable. Beaucoup de larmes. Beaucoup trop. Pourtant il ne s'est rien passé de grave, il a commis une erreur sans la commettre vraiment. Mais j'ai la désagréable sensation de n'être pas assez bien  pour lui. Ce qui m'amène à penser inévitablement que je ne suis assez bien pour personne.
Lili la fille avec qui on s'amuse, on passe du bon temps. Lili la fille avec qui on est bien mais pas assez. Lili la fille qui est jolie mais pas assez pour qu'on n'ait pas envie d'aller voir ailleurs. Lili jamais la seule, et toujours au second plan. Lili qui plaît, mais pas assez.

Épilogue:
A la gare :
Je ne sais pas s'il m'a prise dans ses bras parce qu'il en avait envie ou si c'était juste pour me consoler.
Je ne sais pas s'il m'a embrassée parce qu'il en avait envie ou si c'était juste parce que je lui faisais de la peine.
Parce que moi je suis juste bien avec lui, et que je n'ai pas envie que ça s'arrête maintenant.

Conclusion :
Statu quo.

C'est si difficile que ça de trouver quelqu'un qui veut juste être avec moi et moi seulement?
C'est trop demander que de vouloir juste quelqu'un qui soit là? Qui s'intéresse à moi et qui a envie que je m'intéresse à lui? Qui me rassure et avec qui je me sens bien?
Je me dis que ce n'est pourtant pas grand chose. Assez simple même.
Je ne demande pas qu'on m'épouse, qu'on me fasse des enfants, je ne demande même pas qu'on m'aime. Juste qu'on fasse attention à moi, qu'on prenne soin de moi.

Mais finalement c'est peut-être trop...