Il y a un certain temps, j'ai eu une discussion avec avec une amie sur "c'est quand qu'on est censé coucher au juste???"

Conversation qui est devenue même plutôt "quand est-ce qu'on DOIT coucher"

Bin oui, faut se poser des questions existentielles un peu aussi!

Alors je vous fais le pitch de la situation initiale:
Je parlais donc au téléphone avec une amie qu'on appellera PN. Elle me dit que c'est fini avec son chéri, qu'elle a couché trop tôt avec lui, et que la prochaine fois, elle attendra au moins deux semaines avant de sauter le pas (pour ne pas dire se faire sauter!).

Suite du dialogue:
Moi je trouve ça idiot, ridicule, absurde. Attendre pour attendre n'a vraiment aucun intérêt.
De là je dis tout de même que coucher le premier soir n'est pas terrible, parce qu'il faut bien le dire, les hommes sont des êtres non-évolués et qui ne peuvent s'empêcher de penser que "femme qui couche le premier soir est une pute".
Ou toujours est-il que lorsque un homme veut vraiment s'impliquer, il ne se précipite pas dans le lit d'une femme (théorie générale biensûr).
Donc mon conseil était d'attendre certes, mais juste un peu quoi.
Quelques jours à partir du moment où l'on franchit le cap des bisous-bisous suffisent à mon goût.

PN me dit alors que non, attendre deux semaines c'est son futur challenge.

C'est là qu'entre en jeu ce qui va devenir LE sujet de la conversation : Ma copine qui attend depuis perpètre qu'on appellera Copine :)

Alors, Copine c'est une fille comme les autres, qui s'est trouvé un mec comme les autres. Ça doit maintenant faire 2 mois qu'ils sont ensemble, et à ce jour je n'ai toujours pas eu son coup de fil tant attendu me doit m'annoncer le crucial "ça y est Lili, j'ai fait l'amour avec lui!"

Pour synthétiser tout ça, je pense que dans la vie y'a des paliers. Y'a des caps, et des rythmes.
On est d'accord pour dire qu'une fille qui n'a jamais eu de copain à 25 ans est sérieusement en retard (ou sérieusement moche, mais ça n'a rien à voir avec notre sujet). De même qu'un couple qui se demande en mariage après deux semaines de relation, c'est trop rapide.
C'est donc considérer qu'il y a un rythme normal à suivre. Biensûr que ce rythme n'est pas catégorique et fixé, mais c'est un courant à suivre. Un peu comme un développement normal moyen.
A 20 ans, il y a une dimension sexuelle au sein des relations homme / femme. Qu'on le veuille ou non.
Attendre des mois, c'est bien quand on a 16 ans et qu'on n'est pas prêt à faire l'amour; à 20 ans alors qu'on n'est plus vierge, c'est... bizarre.

Alors je me dis que, à 20 ans, attendre 2 mois c'est trop. Biensûr qu'elle a tout un tas de raisons Copine qui font qu'elle veut attendre, prendre son temps.
Mais quand l'attente devient l'évitement, je ne trouve pas ça bénéfique pour une relation qui se veut épanouie.

Le sexe est une donnée primordiale dans le couple.
Comment voit-on qu'un couple ne va plus? Il ne fait plus l'amour.
Comment se réconcilier sur l'oreiller quand on ne fait pas l'amour?

D'autant plus que c'est dans les premiers mois qu'on se désire le plus, qu'on veut découvrir l'autre, que l'intensité est la plus forte. C'est au début qu'on passe nos journées au lit à faire l'amour.
Je me dis qu'elle est en train de louper tout ça et que c'est dommage.

Je disais donc qu'au début c'était fougueux car il y a avait beaucoup de désir. Mais, du coup, où passe ce désir? J'ai peur que son couple s'habitue à ce manque de sexe, j'ai peur que le désir s'enterre.
En enlevant toute dimension sexuelle à sa relation, je trouve qu'elle ne contribue pas à faire de sa relation une relation adulte.

Et finalement, n'est-ce pas aussi le sexe qui fait la différence entre l'amitié et la relation amoureuse?
Bien s'entendre, être complice avec son homme, oui c'est important. Mais sans le sexe, est-ce que ce n'est pas cela qu'on appelle un ami?