Lili L'Amazone

au pays des délices...

jeudi 28 février 2008

Trop ou pas assez?

Je pensais y échapper, mais non, moi aussi je m'engueule avec mon Homme.

Rien de bien méchant à chaque fois, je dirais même toujours pour des broutilles, des détails au final.
En parlant avec des amies, on en est venue à la même question : est-ce qu'on n'en demande pas trop en amour?

La môme vous dira qu'en amour, on est décidément trop exigeant, on veut toujours quelque chose de plus, ce qui fait qu'on est éternellement insatisfait.
Elle n'a pas tort.
Elle dit qu'on s'attache trop aux petits détails qui nous entourent et qu'on pinaille dessus pour rien.
Elle n'a pas tort.

Tout le monde s'accorde à le dire, mais de là à renoncer à ces détails auxquels on tient, il y a tout un chemin à faire.
C'est alors que je me pose une question :

Pourquoi devrait on renoncer aux choses qu'on désire sous prétexte de garder la paix dans notre ménage?

Je ne crois pas que cela soit la bonne solution car elle est source de frustration.
Renoncer pour l'autre. Il y a comme un goût de concession, mais je ne prends pas. Une concession, c'est faire des efforts pour l'autre, pas renoncer aux choses auxquelles on tient vraiment, si? Mais les concessions marchent par deux, et dans un couple, rares sont les deux parties qui font des sacrifices.
Ou peut-être sommes-nous tellement bornés à voir nos propres efforts que nous ne remarquons pas ceux de l'autre.

Je crois qu'il n'y a pas de réponses à toutes ces interrogations malheureusement.

J'ai l'impression qu'être en couple relève du miracle et je ne comprends comment autant de miracles peuvent se produire en même temps.

L'autre restera celui qui est en dehors de nous, celui qu'on croit connaître, celui dont on attend quelque chose qu'il ne peut pas comprendre puisqu'il n'est pas nous.
La difficulté du couple réside dans le fait que justement, il est bâtit sur deux personnes et personnalités différentes, deux façons de penser, deux manières de voir les choses de la vie.
Chacun attend des choses bien précises de l'autre, mais bien évidemment ça ne concorde jamais vraiment puisque chacun fait plus ou moins à l'autre ce que lui même attend (et je sens que c'est de moins en moins intelligible!)

Bref, la solution est moins évidente à trouver qu'on peut le penser. Surtout quand elle nous concerne finalement.
Je me souviens avoir donné des milliers de conseils de ce genre-là, mais bizarrement, quand on m'en reparle, je ne trouve qu'à penser : "mais là ce n'est pas pareil"...

En fait si.

Il faut se souvenir qu'au début des relations, tout est beau et merveilleux, puis petit à petit les défauts de l'autre se révèlent, alors il faut penser que nos propres défauts se révèlent aussi.

La clé est sûrement d'accepter l'autre tel qu'il est, avec ses défauts, avec les efforts qu'il ne sera jamais prêt à faire pour nous.
Surtout quand cela repose sur des détails, importants certes, mais des détails tout de même.
Se souvenir que quelqu'un qui fait des efforts n'en fera pas pour le restant de ses jours, mais pour deux semaines à tout casser, alors autant ne pas demander à quelqu'un ce qu'il n'est pas capable de faire.

Accepter ces impossibilités sans avoir l'impression d'être lésé, une des choses les plus dures à faire.

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lundi 25 février 2008

The End?

Je crois que je vais abandonner mon blog.

J'ai plus rien à dire et en plus ça me gave de le voir inchangé, j'ai envie d'une nouvelle bannière et ce n'est apparemment pas possible.

Puis j'aimais écrire sur mon blog pour donner une sorte de dimension effective aux choses de ma vie qui n'en avaient pas vraiment.
Pour légitimer une intimité dans mon couple qui n'existait pas vraiment non plus.

Je ne dis pas que je racontais des choses imaginaires, absolument pas, tout ce que j'y ai dit est vrai, mais disons que le fait de le raconter le validait, lui donnait une valeur supérieure à sa vraie valeur, un peu comme pour prouver quelque chose aux autres, mais finalement, surtout pour me le prouver à moi.

Maintenant que tout est posé pour moi, dans ma tête, dans ma vie, que je sais la valeur des choses que j'ai et que c'est une valeur établie, je n'ai plus besoin de raconter toute cette intimité sur mon blog.
Mon intimité elle est à moi, elle est vraie et précieuse.
Je la partage avec des personnes précieuses.
Je ne dis pas tout, parce que garder pour soit est aussi une chose à laquelle je tiens maintenant.

EDIT : je n'ai pas dit que j'allais le faire, j'ai dit : je crois, ce qui veut dire que mon choix n'est pas fait. Faut lire les gens!

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jeudi 21 février 2008

Après le doute, la quiétude.

Et ça fait du bien.

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lundi 18 février 2008

Si...

Si j'avais du talent, j'écrirais des histoires d'amour hors du temps, pleines d'intensité et d'émotions, dans un monde un peu irréel et imaginaire où tout peut se produire.

Un peu comme dans Le temps n'est rien d'Audrey Niffenegger ou bien comme dans La mécanique du coeur de Mathias Malzieu.

Si...

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mercredi 13 février 2008

Henri Salvador

Pas plus tard qu'hier soir, j'en parlais avec ma mère, pas en bien, parce que je le déteste.

On parlait des chanteurs, des vieux, ça faisait quelque chose comme ça:

Ma mère : Pourquoi il chante plus JJ Goldman?
Moi : Parce qu'il est à la retraite, il est vieux.
Ma mère : Mais non, on continue vieux dans ce métier, regarde Jhonny, Aznavour et l'autre là que t'aime pas...
Moi : Henri Salvador?
Ma mère : Oui
Moi : Bin il ferait mieux de crever celui-là.

Ce soir ma mère me dit "Au fait, on parlait d'Henri Salvador hier soir, bin tu sais quoi? Il est mort"

Tellement improbable que ça nous a valu un fou rire énorme.

Mon voeux a été exaucé, J'ai tué quelqu'un et ça me fait rire, je suis un affreux personnage !

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samedi 9 février 2008

Histoire de clés

Il y a quelques mois, il était question que Tigrou aille à une soirée... sans moi.

Vous l'aurez compris, l'annonce de cette avanie fût un drame dans mon existence. Surtout qu'à la base, je devais aussi y aller à cette soirée...

sb10065344g_001Puis j'ai fini par trouvé l'alternative imparable : lui donner mes clés pour qu'il vienne me rejoindre dans mon lit une fois la beuverie terminée. Toujours est-il qu'il a refusé, non pas de me rejoindre, mais de prendre mes clés car il ne viendrait peut-être pas si ça se terminait trop tard... Ce qui se produit, me laissant seule dans mon lit avec mes clés.

Mais comment vous dire, qu'aujourd'hui... héhé, c'est moi qui ait les siennes :)
Bon ok, juste pour ce soir, mais quand même!

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lundi 4 février 2008

rat des villes

Laissez moi vous compter la petite histoire du Rat des villes.

Bien-sûr, comme toute histoire qui se prénomme de la sorte, il y a une morale en filigrane.

Il y a fort longtemps, c'est-à-dire deux ans, mais comme j'suis jeune ça paraît long, j'ai rencontré Rat des villes, que l'on nommera Rat pour les besoins de l'histoire.
La rencontre n'a pas d'importance, c'était une personne insignifiante, et comme à l'époque je pensais l'être également, je m'étais dit qu'on irait bien ensemble.
Rat était donc ce qu'on appelle un con, ou plus couramment encore un connard.
Nous avons eu une histoire brève, même pas intense, même pas fidèle, même pas on faisait semblant d'y croire, sauf le soir où il m'a dignement et très sérieusement demandé "Lili, est-ce que tu veux... être mon officielle?"
Quand il me l'a demandé j'ai eu un petit ricanement irrépréhensible qui, par la suite, brisa notre couple qui faillît être presque officiel!
Vous l'avez à présent compris, c'était un plan cul, qui avait d'autres plans cul, et des officielles. Puis il a cru bon de rajouter "Non, mais tu sais, j'ai un pote qui s'est marié là, et ça a commencé en plan cul..." Aujourd'hui je me demande encore si c'était une demande en mariage ou s'il avait essayé en vain d'être crédible quant à sa demande précédente.

Toujours est-il que nous avons continué de nous voir, de baiser, disons-le.

Puis un beau jour, je voulais le voir, vous avez compris pourquoi, et il m'a dit "Appelle Bourriquet, il en rêve" ce que je ne fis pas bien entendu, enfin tout du moins pour les mois suivant!

Au final, Rat est venu chez moi, sachant que c'était un exploit car il y avait 45 minutes de transport qui nous séparaient. C'était aussi la première et dernière fois qu'il vint chez moi.

Il est donc arrivé à la gare, de fort mauvaise humeur, peut-être un peu parce que j'avais 15 minutes de retard et qu'il faisait froid.

Là dessus nous passâmes une agréable soirée à regarder un documentaire sur la préhistoire (si, si, je vous jure!) puis nous allâmes nous coucher vers ... une heure très tardive.
Il me baisa, alla prendre une douche, puis revint bien plus tard se coucher en me tournant le dos, c'est vrai que c'est tellement plus agréable.

La lecture de ce qui va suivre est vivement conseillée au gens qui veulent connaître le moment le plus humiliant de ma vie.

Puis au petit matin, je ne sais plus si j'ai eu envie de me faire baiser ou juste envie qu'il me fasse un câlin, mais un drame se produisit, Rat voulut partir, il s'est ra(t)habillé sans me demander mon avis, sans se laisser attendrir par mes "ne part pas" moi scotchée à son dos.
Comme il était tout de même assez musclé disons-le, il s'est dégagé en 2 secondes et m'a sorti une des phrases les plus classes qui existent "si t'as envie de baisser, t'as qu'à te foutre ton portable dans la chatte".

C'est là que débute la scène la plus pathétique de ma vie, ce connard se lève, et commence à partir, et moi dans je ne sais quel accès de folie, je cours après lui dans mon couloir, nue comme un vers, en l'agrippant par le dos pour le retenir.
Il continue d'avancer, moi de m'accrocher.
Dans l'entrée j'essaye de l'empêcher de mettre son manteau et ses chaussures mais en vain. Je trouve juste assez de force pour l'envoyer valser contre mon armoire mais rien n'y fait. Toujours honteusement nue, j'arrache les clés de la porte pour qu'il ne puisse pas sortir, comme il m'a sommé de lui donner les clés sinon il sortirait de toute façon par la fenêtre, j'ai fini pas obtempérer et le laisser partir.

Une fois la porte refermé à clé, je suis retournée dans mon lit en lâchant un "sale con" de manière totalement détachée et en décalage parfait avec la scène qui venait de se produire.

Je me suis contentée d'effacer son numéro impassiblement, et de me rendormir.

Et voilà que ce week-end, je reçois un mail de Rat qui dit tout simplement :
" salut je sais que ça fait longtemps je me demandais comme tu allais"

Cons-ter-nant.

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dimanche 3 février 2008

putain de sa race

De retour en province pour une semaine de partiels, ô joie.

Toute la semaine dernière, consacrée dûment à mes révisions, j'étais... comme qui dirait une espèce de zombi informe qui se shoot au Guronzan pour tenir.
Pour égayer le tableau, j'ai également faire une sorte de dépression "courte durée" qui m'a plongée dans l'apathie la plus profonde et des litres de larmes... Allez savoir pourquoi.

Et comme je trouve que je ne me plaints plus assez sur ce blog, je vais finir en disant que UN jour avant mes partiels j'ai chopé une grippe, disons un état grippal parce que les vraies grippes c'est rare et t'es clouée au lit pendant une quinzaine de jours sans pouvoir bouger (principe même d'être cloué au lit tu m'diras).

Donc, j'suis over crevée et même à bout je dirais, mon moral qui est remonté on ne sait pas comment ne tient qu'à un cheveux, j'ai des courbatures partout et de la fièvre, des maux de crâne qui me lâchent pas... et des exams que je dois réussir avec brio.

Bref, la vie est belle.

Posté par lililamazone à 20:59 - Lili dans sa ville de province - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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